Famille : Polygalaceae
Nom usuel : arbre à serpent, arbre aux hachettes
Synonymes : Securidaca spinosa Sim, Lophostylis pallida Klotzsch
Noms africains. Wolof : fûf ; malinké : joro, jori, joto, diro, kièfrèke, mankana ; peul : alale, alali.
C’est un arbuste de 7 à 10 mètres de haut avec une cime claire. L’écorce est épaisse, jaune clair, lisse avec des petites écailles foncées. Les racines sont très épaisses et odorantes. Les feuilles de l’arbre sont alternes, allongées et lancéolées et vert foncé. Les fleurs sont papilionacées, également très odorantes, formant d’octobre à décembre des racèmes au bout de rameaux latéraux courts.
La plante est répandue en Afrique, dans les savanes et les galeries forestières ; elle se développe bien sur des sols sablonneux ou rocheux des savanes humides.
Les propriétés médicinales de cet arbre étant connues de tout le monde, surtout contre les morsures de serpent, au Mali, les préparations en sont nombreuses pour les remèdes de fétiches, l’arbre pouvant lui-même pouvant être considéré comme un arbre fétiche. Les Haussas (Nigéria) appellent cet arbuste « Uwar magnum guna » (la mère de toutes les médecines).
Racines
· La pulpe avalée lentement guérit les rhumatismes
· Broyées et mêlées avec de l’eau et du citron (boisson) : maux de ventre pour les femmes qui vont accoucher
· Appliquées fraîches sur la morsure : morsures de serpent
· Pilées (application locale) : morsure de serpents ; boisson : ténias, fibrome de l’utérus ; en emplâtre, mélangée avec du beurre de karité : douleurs articulaires.
· Réduites en poudre et mêlées à de l’eau tiède : contre les empoisonnements
· Macérées dans l’eau : traitement de la tuberculose
· Bouillies ; fumigation et massages : enflures douloureuses ; lavage de la tête et du cou : méningites, avec écorces : courbatures
· En décoction : ténifuges, contre les démangeaisons, les maux de dents, purgatives, antidotes, pourraient guérir de la lèpre
· Carbonisées dans un canari : morsures de chien enragé
· En association aux racines de Tamarindus indica en décoction : occlusion intestinale.
· Réduites en poudre : filariose
· Bouillies avec les racines : courbatures
· En infusion (potion) : morsures de serpent
· Hachés et avalés : permettent à ceux qui sont mordus par un serpent de brousse de revenir au village se faire soigner
· Rameaux déposés au devant des portes : éloigne les serpents
· Feuilles bouillies : aménorrhée
· Fumigation de feuilles en décoction : fébrifuge
· Décoction de feuilles et de rameaux feuillus : ictère, constipation, rétention urinaire, maux d’yeux
· Instillation de rameaux feuillus en décoction : larmoiement des yeux, conjonctivites, cataracte, trachome.
Décoction de gui (ou de gui en poudre macéré dans l’eau) : cataracte
Les fibres de l’écorce servent à fabriquer des cordes
Bois de chauffage et de cuisine
Les fleurs déposées sur les braises d’un feu dégagent une odeur d’encens.
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