L’inconvénient du défrisage à chaud est qu’il est transitoire et que le cheveu retourne à son état crépu dès qu’il est en contact avec l’humidité. Seul le défrisage à froid permet définitivement, en agissant sur les liens forts maintenant la structure du cheveu (ponts disulfures), de garder des cheveux défrisés.
Au début du XXème siècle, Nessler réussit pour la première fois à associer un produit chimique et une forte chaleur pour réaliser, sur tête, des ondulations résistantes.
L'opération était très longue et souvent, le cuir chevelu subissait des brûlures alors que de nombreux cheveux se brisaient. Les chercheurs améliorèrent peu à peu les techniques et la permanente à froid se développa à partir des années 1940.
Les produits défrisants contiennent trois composants mélangés dans une crème : un agent alcalin, une phase huileuse et une phase aqueuse.
Les produits alcalins sont par exemple la soude ou un mélange sans soude. La phase huileuse contient une forte concentration de corps gras (huiles, cires, etc.) rendant le cheveu plus brillant et plus facile à coiffer ; elle participe aussi à la protection du cuir chevelu contre le produit alcalin. La phase aqueuse contient l’ingrédient actif (le produit alcalin).
un agent chimique alcalin (qui permet l’ouverture des écailles du cheveu) appliqué sur les cheveux casse environ le tiers des ponts disulfures ; le cheveu est mis en forme puis la neutralisation du produit par un shampoing acide conduit à une reformation partielle des ponts disulfures avec un autre agencement dans l’espace et fermetures des écailles des cheveux. Le résultat est bien plus fixe et durable que le défrisage à chaud et ne craint plus le contact avec l’eau.
L’incorporation d’autres substances dans le shampoing neutralisant (protéines, silicone, huiles végétales, etc.) permet de les laver en douceur et de les coiffer plus facilement.
Les défrisants à la soude dont le pH peut s’élever jusqu’à 12, sont les plus agressifs : ils rompent les ponts disulfure en transformant la cystéine en lanthionine. Moins caustique, l’hydroxyde de guanidine est présentée en deux ingrédients, l’hydroxyde de guanidine et l’hydroxyde de calcium, à mélanger avant emploi.
Les défrisants à « base de soude » contiennent de l’hydroxyde de sodium (lye relaxers). Ils peuvent contenir 2 à 3,5% d’hydroxyde de sodium ou de potassium (potasse) et sont très alcalins (pH de 12,5 à 14).
Les défrisants « sans soude » (no-lye relaxers) sont les moins agressifs pour le cheveu. Ils contiennent de l’hydroxyde de guanidine qu’il faut mélanger à de l’hydroxyde de calcium juste avant leur application
Il existe aussi des défrisants à base d’hydroxyde de lithium ou de potassium, se vantant « sans soude » (no-lye relaxers) ou « sans mélange » (no-mix relaxers), afin de faire concurrence aux défrisants à base d’hydroxyde de guanidine qui nécessitent un mélange. Ils sont aussi agressifs que les défrisants à base de soude.
Les cheveux défrisés doivent être traités avec soin, car ils sont susceptibles de se casser plus facilement, humides que secs. Le coiffage, le brushing, les rouleaux, les mises en plis à chaud doivent être au maximum évités.
Le défrisage doit être répété toutes les 6 à 12 semaines, en principe uniquement par retouches sur les premiers centimètres des cheveux. Il existerait selon les patientes, une zone de fragilité à la jonction entre la zone de repousse et le cheveu défrisé, qui entretiendrait la nécessité de poursuivre la pratique.
Irritation du cuir chevelu et de la peau.
Des brûlures légères du cuir chevelu et du cou sont relativement fréquentes, mais sans conséquence. Les chutes de cheveux définitives sont totalement improbables, car les brûlures dues aux défrisants sont généralement superficielles et ne touchent pas au bulbe. La seule complication est que les brûlures laissent place à des taches pigmentées après guérison.
Les facteurs qui influencent le degré de cassure sont,
Les sièges les plus fréquents de ces cassures sont la nuque et le front, zones où sont appliqués en premier les défrisants. Habituellement, la nuque et la zone du front sont traitées en premier et c’est pourquoi, les nouvelles pousses du front et des tempes ne doivent être traitées que par « effleurement ». L’effleurement est l’application du défrisant uniquement sur les nouveaux cheveux qui ont poussé depuis le précédent défrisage.
Certains disent qu’il existe des coiffeurs qui ne savent pas choisir le défrisant adapté au type de cheveux, à leur état et/ou qui n’arrivent pas à bien maîtriser la technique de défrisage. Dans ce cas, un effet dépilatoire peut apparaître avec une chute de cheveux importante par cassures multiples.
La prévention de la cassure des cheveux est un élément essentiel dans la technique de défrisage. Les produits les plus puissants doivent être réservés à de très bons coiffeurs. L’apparition des défrisants sans soude (hydroxyde de guanidine) a permis de limiter les effets secondaires, mais ils laissent le cheveu plus sec, nécessitant des soins hydratants plus importants.
Les modes d’emploi varient selon le produit et la chevelure. D’une manière générale, le défrisant doit être appliqué pendant une durée précise (10 à 20 mn), puis rincé, neutralisé à l’aide d’un shampoing et/ou d’une lotion pour récupérer un pH normal.
La sélection du produit idéal dépend du type de cheveu. Ainsi, l’utilisation de produits défrisants devrait être réservée à des salons spécialisés, sous la direction d’un professionnel entraîné qui doit sélectionner le produit le plus adapté après avoir éventuellement pratiqué un test. Ainsi,
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