Les chutes de cheveux sont un motif fréquent de consultation en dermatologie, quelque soit la race ou l'ethnie.
Le diagnostic est facile, car le coiffage ou la traction « arrachent » de nombreux cheveux, dont on voit le bulbe, ce qui élimine une chute de cheveux qui sont cassés.
Il est important, notamment chez une femme, de déterminer la cause, car la chevelure est un élément essentiel de son image.
Selon l'origine, un traitement médical permettra de guérir ou de stopper cette chute si les zones de fabrication du cheveu ne sont pas détruites.
Chez certaines femmes, certains désordres hormonaux peuvent déclencher une chute de cheveux :

Pilule contraceptive. On peut observer une chute de cheveux dans les 6 semaines suivant, l'arrêt d'une pilule, la prise d'une pilule qui a une action androgénique.
Après un accouchement, une chute de cheveux survient 4 à 6 semaines après. Au bout de 6 mois, la repousse et une diminution de la chute apparaissent. L'allaitement prolongé peut s'accompagner d'une chute de cheveux. Ceci peut s'expliquer par une réduction des œstrogènes sanguins, une prolactine élevée (responsable de la synthèse du lait maternel), d'une anémie, de carences en fer, zinc, acides gras, biotine, etc. Chez les femmes allaitant plusieurs mois, il est conseillé de prendre des compléments alimentaires.
Une hypo ou une hyperthyroïdie entrainent chez 20 à 50% des femmes une chute de cheveux. Le diagnostic est fait grâce au dosage de la TSH ultrasensible et des anticorps antithyroïdiens.
Dans l'hyperthyroïdie, les cheveux sont fins, cassants et d'aspect soyeux. Dans l'hypothyroïdie, la chute des cheveux peut s'associer à une chute d'autres poils (extrémités des sourcils, aisselles, pubis) et à une fragilité des ongles.
D'autres troubles hormonaux peuvent s'accompagner de chute de cheveux chroniques, comme des anomalies de la glycémie, des glandes surrénales, de la prolactine, etc.
Le déficit en fer est fréquent notamment chez les femmes africaines. Le diagnostic est fait par le dosage de l'hémoglobine à la recherche d'une anémie et de la ferritine qui indique les stocks de fer dans l'organisme. L'existence de globules rouges « trop gros » peut révéler l'existence d'un déficit en vitamine B12 ou d'acide folique (vitamine B6).
La biotine (vitamine B8 ou vitamine H) est une vitamine qui participe à la croissance des cheveux et des ongles. La carence est rare. Elle a été observée chez la femme enceinte, une ingestion excessive de blancs d'œuf crus et des régimes alimentaires déséquilibrés. Pour le traitement de la chute des cheveux, il est habituel de recommander une dose de 3 à 5 mg par jour. La prise de zinc améliore l'action de la biotine On retrouve la biotine, entre autres, dans les céréales complètes, le foie, les œufs et le lait.
Il est souvent du à des régimes alimentaires mal équilibrés, à un apport excessif en fer et un déficit en vitamine A. Un apport en zinc peut favoriser la pénétration du fer et avoir une action anti-androgénique.
la carence en vitamine A est surtout décrite quand il existe un excès d'ingestion de boissons alcoolisées et certaines maladies du tube digestif et du pancréas.
Les études faites chez l'animal ont montré que la vitamine D3 initiait le cycle du poil et stimulait la pousse du poil. En théorie (mais cela n'a pas été prouvé chez l'humain), un manque de vitamine D3 pourrait favoriser la chute des cheveux chez l'homme. Il serait intéressant de doser la vitamine D3 chez les femmes à peau noire qui habitent dans les pays européens, car il y a peu de soleil. La pigmentation de la peau, notamment en hiver, pourraient empêcher la pénétration des UVB dans la peau qui sont les principaux acteurs de la synthèse de vitamine D3.
Un manque d'apport suffisant en protéines peut provoquer une fragilité des cheveux. La prise de cystine diminuerait la chute.
Leur carence entraine une chute de cheveux avec une peau et une chevelure sèches, fragiles, et un éclaircissement des cheveux, une inflammation du cuir chevelu et des sourcils. Cette carence est due principalement à des régimes alimentaires mal équilibrés.
Certaines maladies chroniques peuvent entrainer une chute de cheveux (maladies auto-immunes, infections chroniques, maladies digestives, fièvres, syphilis, etc.)
Plusieurs médicaments peuvent favoriser la chute des cheveux, certains anticoagulants, anticonvulsivants, antidépresseurs, anti-inflammatoires, dérivés de la vitamine A, statines, etc.
L'excès de pellicules (dermite séborrhéique, psoriasis, eczéma) peuvent être responsables de la chute de cheveux.
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